:: Poèmes en Solde :: | |||||||||||||||
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SCÈNE 22 : Douce rébellion d’étrons lessivés de savon citrin Rousse trimée de blé psychique prescrit d’inutile Acteurs grecs au kung-fu foulé d’équilibre ivre d’espoir Ritournelle stridente chagrin en faillite d’implication impulsive Démembrer les mille-pattes du coude asséché au sentier attablé Énergie séquestrée par clowns endémiques sous des masques d’alcool Suggérer d’abolir les couilles dans soupe won tong Patrick B-13287 Made in China SCÈNE 23 : Tendre un piège d’ours magnétiques dans l’Hiroshima de la détresse Gazer l’ennemi de soi-même sans suicide n’y renaissance S’évader du passé tapageur par l’inertie de la malice De tempêtes champêtres déjouer l’orchestre des rafales mutilées Jouir de sa mort la tromper en sautant d’un pont nain Chevaucher l’hystérie fœtale et s’alimenter de coquilles graisseuses Répandre son Afrique affaissée dans son âme sur les ailes d’anges débiles Patrick B-13287 convulsé d’inconnu. SCÈNE 24 : Des chevaux mécaniques boulonnés d’incontinence mangent du Cow-boys Du béton mouvant s’acharne sur les pieds puants du navire Des touristes sexuels s’empalent d’inconvenance au milieu de la houle Des rimes limées décodent l’exode d’œsophages débordés Concrétiser la cohorte aux portes de l’enfer barricadé du Christ Réfléchir et fléchir synchronisé avec l’écume du désir Patrick B-13287 se colore de démence NON Je ne perdrai pas ma vie À attendre Je ne reviendrai plus ici Entre demain et mardi J’attends la pluie Je ne t’entends plus Ouvrir mon silence Ce à quoi je pense Je ne reviendrai plus Dans nos derniers pas Que ce soit ici ou là-bas Je brûlerai ton drapeau Le plus comme un sot Pour crier toute ma douleur Mon arbre est tombé En un seul morceau Dans une tempête anonyme La lettre laissée Ne s’est que multipliée En un désordre de larmes L’autobus Est dans le marché aux puces Made in Taiwan L’enfer peut bien t’attendre L’hiver peut aller se faire foutre J’ai scié ma dernière poutre Je n’ai plus de tour dans mon chapeau Je t’ai laissé mon numéro Je serai dans les premières flammes de l’enfer La poésie perdra toujours Dans le château ou dans cours À parler l’inutile. UNE AUDITION Tu hurles le silence Phrases le temps Tant me tente Tout ton mot mort Doux réverbères Rêves égarés Douce campagne Sèves broyées Pendant que se reposent Les fleuves enlacés La houle m’y coule Ce ciel renversé d`où s`échappent Les secondes assassines. LE DIEU DU MOIS
Vers quel dieu s’est enfuie la guerre d’aimer le premier? Ce n’est l’appat ni l’ami N’est l’envie ni midi Mais c’est là l’on perd à vaincre la déhiscence assaille.
SANS CE SANG
Tu es ce soleil Maudit des lunes Ce loup terré Dans ma nuit Ce vent dénié des dieux Et des dunes L’Anarchie. PARASUIE Se pressent les citrons en une pluie acide Le ciel cligne au rythme nuageux Laisse s`écouler pendant que perlent les oiseaux L`or épuisé des anges J`essuie ma vie Comme on éponge les relents Du printemps dressé. LÉCHER SA TONDEUSE Ton îlot m’échappe Nul de moi Contre les glèbes Caillots Des ultrasons Nul corps où s’y finir Une campagne aux aguets Nos silences Tentés d’oubli Lorsque s’hérisse l’étoffe Figée d’ordre C’est l’herbe haute Qui nous coiffe L’inverse est aussi vrai.
ÇA ME REVIENT Dans les restes humides Où fut sacrifié Sans soin Le goût du latex Je t'aimai Convaincu d’atteindre Ta photo viscérale Barbelée plein ma gorge. Au Cheval Blanc Des congères ensablent l’espace À même les cheminés Nous mourons tous en silence Bibliothèque absurde L’injuste classe ses victimes Poème inachevé Tu joins à ma langue La salive d’en finir avec l’impossible
Comme désir Tu veux me voir frapper La gueule de ce qui ne va pas La cloche De ce qui n’est pas entendu Dans la bêtise Au rythme des poissons abandonnés des bulles Oxygène laminé Si heureux devant le désastre Down Down
Autant d’aveugles amoureux du vide Tellement que faire un enfant C’est placer une bombe au cœur de la lune La beauté est un siège vide On ne refait plus ses illusions. TEENAGE KICKS Tourmentant ta chair Vautour cantonné Creux du périssable Il insuffle le minimum Que j’entends dans mes os La musique Sent ta beauté.
IX
Pupille lunaire : Si la nuit meure un jour Elle le fera pour toi. L’AXE Lis-moi même Malaxée dans l’axe Sans casser Le seul escalier ivre Chez le bijoutier Aux crocs d’or Lis mes cendres décomptées de mes membres Et clos l’Histoire de ton éternité. SE LA SORTIR Elle se déguise en somme fluide Scintille l’émissaire
Un délit S’accroche aux talons Sous ses glaives Des spirales Je t’y attends nu. AUX DÉTOURS
Elle arrime ma lune Et serpente mes lianes
T'es l'hamak blindé Au pillage affriolant
Tête première Quand s’achève une table Et qu'au loin Fomente l'indicible. LA CONFIANCE D’UNE VACHE Croit-elle toujours Pénombre flasque Suffir aux puits De ses nombrils Sa méfiance Jetée vide
Quand fond le déséquilibre Y correspond Pour tout limbe une ordure. NOIR CIEL DES CILS SYNCOPÉS Doux destin de l’amertume Bitume parfum d’enclume Seuls nos derniers regards S’y sombrent tous esseulés Je vis du vent, vendu ma haine Aux caveaux silencieux des peines À travers l’étreinte des lueurs De la sueur qui te noie au coeur Soldat daté naguère D’une guerre que je ne connais pas D’une sphère que je ne veux pas Et d’une Terre au flanc fleurs d’un fœtus Prends-moi-la me dit-elle Au désert de nous-même Où des diables s’y baignent Où les poux dorment au peigne Sur le noir ciel des cils syncopés Je te femme d’infini Comme autant de lune au lit Tes pierres ont leurs étoiles La bière goûte les anges Quand chiche est le temps Qu’il cherche les ruelles de l’Homme Du cuivre agrippé aux cris Bien avant qu’il n’y ait plus rien Et si nous recalculions Nos pas face à la nuit Je te lance l’idée Pour rien Tu me mâles fraction J’attends éthéré Qu’on nous fiche la paix Nus dans nos tranchées
ELLE ME PROTÈGE
Demain la mémoire Repart Sans laisser d’adresse Abandonnés L’un pour l’autre Chassons les scélérats Dehors n’était à craindre Savant bien Elle l’avait pulvérisé. TE SNIFFER Violacé des champs d’espoir garés en double Le rituel se phrase contre toi Lovée dans les concavités chancies À croustiller Du bitume le périple Nous perlons l’un pour l’autre. :: Articles 1 à 20 sur 29 ::Pages: 1 | 2 |
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